La solitude est la condition d’une quête spirituelle qui, chez Hollan, cependant, n’est nullement tournée vers l’outre-monde, mais au contraire vers l’être-là des choses, qu’il s’agisse des choses de la nature, ces arbres qu’il fréquente quotidiennement, ou d’objets manufacturés (pots, brocs, boîtes) mais alors hors d’usage, revenus eux aussi à une sorte d’état de nature. Dessin après dessin, Hollan capte une autre temporalité, plus ample que celle qui régit l’individu social, une temporalité ouverte à l’infini.