Le travail de l’artiste libanais Ayman Baalbaki porte les cicatrices de son enfance passée au Liban durant la guerre. Son œuvre, cherchant à dépasser l’actualité des conflits, se décline en peintures matiériste de ruines urbaines, ou des visages anonymes, en cagoule, foulard, casque, camouflés dans leur Keffiehs, la tête enfoncée dans un sac, qui signalent l’absence d’identité de la victime et du bourreau ; en installations composites qui mixent les matériaux les plus divers. Diplômé de l’Institut des Beaux-arts de l’université libanaise de Beyrouth et de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, l’artiste a reçu plusieurs prix dont la médaille d’argent en peinture aux Jeux de la francophonie en 2005. Il a participé à plusieurs expositions collectives importantes au Liban, en France, en Grande-Bretagne, en Argentine, en Égypte et au Niger ; et cette année à la Biennale de Venise, dans The Future of a Promise. Il séjourne régulièrement à Paris.