Strange Beauty

Strange Beauty : Hans Holbein the Younger (1497/8   1543) Jean de Dinteville and Georges de Selve ('The Ambassadors'), 1533 Oil on oak The National Gallery, London © The National Gallery, London    Strange Beauty : Master of the Aachen Altarpiece (active late 15th to early 16th century) The Crucifixion, about 1490 5 Oil on oak The National Gallery, London © The National Gallery, London   


L'exposition


Les Ambassadeurs d’Holbein, le Portrait d’homme barbu par Hans Baldung Grien ou encore le Saint Jérôme d’Albrecht Dürer : autant de pièces maîtresses symptomatiques de la Renaissance germanique et de ses acteurs, reconnus par leurs contemporains pour leur inventivité et la qualité de leur technique. Cependant, revendications et scepticisme affleurent à partir du XIXe siècle : l’émergence de l’histoire de l’art en tant que discipline fait naître des comparaisons avec l’art italien de la même époque. Jugée excessive, voire « laide », la peinture d’outre-Rhin pâtit de l’altération des relations entre l’Angleterre et l’Allemagne avec les deux guerres mondiales. Ces opinions ont eu une incidence directe sur la constitution et le développement de l’ensemble des collections publiques du Royaume-Uni. À Londres, Strange Beauty questionne la considération subjective de la beauté artistique à travers l’évolution de la géopolitique. Axée sur les collections nationales britanniques, cette exposition présente nombre de chefs-d’œuvre en examinant les différences spectaculaires entre les perceptions passées et présentes de ces œuvres.

Marie-Aude Régnier

Quand


19/02/2014 - 11/05/2014
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