Ouverture du Louvre-Lens
Dialogue. Si le Louvre-Lens devait se résumer à un mot, ce serait celui-là.
Dialogue, tout d’abord, entre l’institution parisienne et la région Nord-Pas-de-Calais, qui accueille au sein de l’ancien bassin minier ce nouveau musée ouvert sur la ville, répondant ainsi à l’une des vocations premières du Louvre : « être un musée national dont les collections sont au service de la nation », rappelle Henri Loyrette. Initié en 2003 par Jean-Jacques Aillagon, alors ministre de la Culture, le projet d’un Louvre en région répond à la volonté gouvernementale de décentraliser les grands musées parisiens. En 2004, Lens est retenue pour accueillir le Louvre. La création du bâtiment est confiée aux Japonais de l’agence Sanaa. Les courbes de cet édifice de verre et d’acier largement ouvert sur l’espace urbain épousent la topographie de l’ancien site d’extraction du charbon. Le Louvre-Lens s’étend sur 360 mètres de long au sein d’un parc également créé pour l’ouverture du musée. Autour de l’espace d’accueil en verre se déploient deux pavillons de verre et d’acier. Le premier est réservé aux expositions temporaires et à la programmation de spectacles, conférences et projections. Ce pavillon accueille, jusqu’au 11 mars 2013, « Renaissance, révolution dans les arts en Europe », une exposition à la fois ambitieuse, tant son amplitude chronologique et géographique est grande, et audacieuse, par la richesse de son propos : présenter les temps forts de cette période depuis le retour aux formes antiques jusqu’à la découverte scientifique du corps humain, en passant par la prise de conscience de l’artiste en tant que tel. [...]
Extrait d'un article de Pauline Mirete publié dans le N°51 de la revue Art Absolument, parution le 8 janvier 2013.