Claudia Andujar

1931 (Neuchâtel)
Vit à : Sao Paulo
Travaille à : Sao Paulo

Un temps guide aux Nations unies, elle s’essaie à la peinture expressionniste abstraite, mais c’est à 24 ans qu’elle découvre la photographie, au Brésil où elle rejoint sa mère à São Paulo. Munie de son appareil photo (bientôt un 35 mm), Claudia Andujar commence alors à explorer les régions du Brésil, leur diversité géographique et culturelle, véhicule d’un choc puissant pour les natifs d’Europe. « Un autre monde s’ouvre, écrit au même moment Lévi-Strauss dans ses Tristes Tropiques, toujours dominé par une impression d’immensité… L’Europe offre des formes précises sous une lumière diffuse, ici le rôle du ciel et de la terre s’inverse… le ciel aux nuages extravagants est la région des formes et des volumes, la terre garde la noblesse des premiers âges. » Claudia Andujar montre ses clichés à des journaux, au Brésil ou à New York. Un portfolio laissé au MoMA en 1959 lui vaut un mot du photographe et conservateur sans œillères Edward Steichen : « Vous avez un œil très perspicace. » Est-ce le goût de ces « premiers âges » ? Claudia Andujar penche bientôt pour les populations indigènes, séjournant chez les Xikrin dans le sud du Parà ou chez les femmes Bororo du Mato Grosso, dont elle tire une série sur les familles brésiliennes.

Portrait : © Victor Moriyama



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Numéro 92


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