Jean Le Gac, l’effraction douce


Texte de Laurent Olivier
Éditions la Pionnière


Jean Le Gac, l’un des grands artistes français d’aujourd’hui, a construit son œuvre sur ”le rêve d’une vie de peintre”. À travers ses multiples interventions sur la surface de la toile – peinture, emprunts, photographies, collages et textes – et au-delà, il traque son double fictif : l’artiste, par la banalité de ses actions mises en scène, surjoue sa propre biographie en télescopant les narrations vécues et/ou imaginées d’un ”Monsieur Tout-Le-Monde” de la peinture. Ce catalogue de l’exposition intitulée L’Effraction douce, qui a lieu jusqu’au 26 juillet 2009 au musée des Tapisseries d’Aix-en-Provence, est le prétexte d’une incursion dans le monde de la peinture, mais aussi d’une réactivation critique de chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art. En les copiant, en les insérant dans l’intrigue nouée autour de son personnage, Jean Le Gac les dérobe à un regard figé et, par extension, les rend d’autant plus présents.

T.L.

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