Daniel Otero Torres – Tierradentro

Daniel Otero Torres – Tierradentro : Daniel Otero Torres. Dos son mas que uno. 2021, crayon sur inox poli miroir, acier, 257 x 128,5 x 96 cm. © Daniel Otero Torres, production Drawing Lab Paris © Olivier Lechat    Daniel Otero Torres – Tierradentro : Daniel Otero Torres. Chiens sans maîtres. 2020, dessin sur inox, métal, objest divers, dimensions variables. © Daniel Otero Torres, production Drawing Lab Paris © Olivier Lechat    Daniel Otero Torres – Tierradentro : Daniel Otero Torres. Hamaca. 2021, crayon sur papier, 153,5 x 114,5 cm. © Daniel Otero Torres, production Drawing Lab Paris    Daniel Otero Torres – Tierradentro : Daniel Otero Torres. Au premier plan : Welcome to the jaguar house. 2021, céramique, 33 x 43 cm. © Daniel Otero Torres, production Drawing Lab Paris © Olivier Lechat   


L'exposition


Pour le Colombien installé à Paris Daniel Otero Torres, la pratique de l’art s’apparente à ouvrir à ouvrir des passages entre les mondes. Ceux qui occupent son esprit vont des vestiges de l’ère précolombienne à des mouvements d’organisation et de contestation de l’époque contemporaine, mais se distinguent plus encore par leur appartenance à des règnes tenus pour clos, animal, végétal, minéral ou même cosmique, dont il enjambe les frontières par la voie du syncrétisme. Au Drawing Lab, c’est une foule de figures de chiens, entre sphinx et véhicules d’une société autonome, qui gardent l’entrée de son exposition. Référence à la passion ottomane pour cet animal, l’artiste explique en avoir découvert l’existence lors d’un séjour à Istanbul, où les chiens errants sont encore aujourd’hui l’objet de l’attention collective des habitants, les nourrissant et s’en occupant sans se soucier de question de propriété. Se prêtant plus directement à une lecture politique, les quatre grandes sculptures qui jalonnent l’espace central trouvent leur source dans l’archive photographique de figures de femmes engagées dans des luttes pour l’émancipation. Contrecollées sur des plaques d’acier, leur caractère monumental se partage avec une forme de précarité : des fragments d’images de Peshmergas kurdes, d’une combattante vietnamienne et d’une milicienne antifranquiste s’y combinent par exemple en une figure hybride, comme sortie d’un panthéon militant. Avec également des œuvres en céramique, bas-reliefs et suite de vases où mythologies précolombienne, étrusque mais aussi science moderne partagent un même espace, Daniel Otero Torres explore une pensée où le mythe habite le monde.

Extrait de l'article de Tom Laurent publié dans le N°96 de la revue Art Absolument.

Quand


10/03/2021 - 17/06/2021

Les artistes


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