Marianne Paquin – La Ciotat, le patrimoine inattendu

Marianne Paquin – La Ciotat, le patrimoine inattendu : Maison Léon Blum © Marianne Paquin    Marianne Paquin – La Ciotat, le patrimoine inattendu : Petit Mugel Mer © Marianne Paquin    Marianne Paquin – La Ciotat, le patrimoine inattendu : Chantier naval © Marianne Paquin    Marianne Paquin – La Ciotat, le patrimoine inattendu : Le pêcheur © Marianne Paquin   


L'exposition


Du 18 septembre au 15 octobre 2026, à l'occasion de la Décade Malraux organisée pour commémorer le cinquantième anniversaire de la disparition d'André Malraux (du 17 au 27 septembre 2026), la Ville de La Ciotat a confié à Marianne Paquin la réalisation d'une exposition photographique intitulée « La Ciotat, le patrimoine inattendu ».
Présentée à la chapelle des Pénitents Bleus, cette exposition propose une découverte originale et sensible d'un patrimoine souvent méconnu. À travers le regard de la photographe, elle invite le visiteur à porter une attention nouvelle sur des lieux rarement ouverts au public ou habituellement ignorés, révélant ainsi une facette insoupçonnée de la richesse historique, architecturale et culturelle de La Ciotat.


Pour André Malraux la photographie transforme la perception des œuvres d’art du monde entier. Le Musée imaginaire nait de la conviction que les changements d’échelle, les cadrages, les juxtapositions et la mise en valeur de détails qu’un simple regard n’aurait pas décelé, ouvrent un nouvel univers créatif.

C’est là toute la force du travail de Marianne Paquin sillonnant les mystères et les bizarreries de La Ciotat, ses emblèmes et leurs envers, ses évidences et ses secrets, pour nous proposer un nouveau regard, d’autres lumières, d’étranges perspectives qui racontent ici des habitudes et là des passions, ici des combats et là des rêves.

Avec ses triptyques menant d’une porte à une fenêtre ou d’une façade à ce qu’elle protège, Marianne Paquin expose des univers remplis de bruits ou de silences, d’inquiétudes ou d’espérances, d’attentes ou de révélations, sans jamais encombrer ses décors, sans jamais troubler l’esthétique d’un lieu ou la puissance d’une architecture par des silhouettes, des personnages ou des figures qui imposeraient leurs formes ou leurs attitudes à la puissance de ces espaces symboliques. Elle laisse au visiteur le soin d’imaginer et de ressentir.

Avec André Malraux s’esquisse une vision nouvelle de l’urbanisme où la nécessité de construire et d’aménager ne peut s’envisager sans la sauvegarde du patrimoine. « Il ne faut pas chasser des villes le génie de Daumier ni l’ombre de Baudelaire » lance-t’il pour supplier que l’on ne détruise pas le passé des villes.

Et là encore, l’approche patrimoniale de Marianne Paquin se refusant à photographier des ruines ou des caprices de propriétaires faits de bois ou de plâtre en leur préférant l’œuvre vivante des fiertés de La Ciotat, se fait l’écho de la volonté locale d’un urbanisme respectueux de son histoire. Les chantiers navals, le cinéma l’Eden, le palais Lumière, la villa Michel Simon, la maison d’Emile Ripert et tant d’autres richesses qui identifient la ville, trouvent, sous l’objectif de Marianne Paquin une forme d’évidence et de perpétuité qui confèrent à son œuvre une force singulière.

Philippe Langenieux-Villars

Quand


18/09/2026 - 15/10/2026
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